Assurance automobile : conseils et astuces

En France, souscrire à une assurance automobile est obligatoire pour tous les propriétaires de véhicules particuliers. Rouler sans assurance peut entraîner jusqu’à 1 500 € d’amende et une suspension du permis. En outre, si vous n’êtes pas assuré(e) en cas d’accident responsable, les dégâts matériels ainsi que les dommages corporels sont à votre charge et la note peut s’avérer très salée ! Aussi, mieux vaut s’assurer correctement. Entretien-Auto vous livre tous les secrets de l’assurance automobile.

Les différentes formules

Le rapport qualité / prix d’une assurance automobile est essentiel, d’autant plus que la prime se calcule en fonction d’un certain nombre de critères, dont l’état de votre véhicule et sa valeur. Sachant qu’une voiture neuve voit sa cote baisser très rapidement, il n’est pas rare de devoir changer de formule d’assurance au bout de quelques années.

Assurance au tiers

Aussi appelée assurance responsabilité civile, l’assurance au tiers incarne le minimum légal obligatoire. Il s’agit de la forme d’assurance automobile la plus simple. Elle couvre les dommages corporels et matériels subis par un tiers en cas d’accident dans le cas où votre responsabilité est engagée. Si votre véhicule n’a pas beaucoup de valeur, mieux vaut choisir cette prime. Attention : cette assurance ne rembourse pas les dommages potentiels que vous et votre véhicule pouvez subir. En revanche, elle indemnise vos passagers s’ils sont blessés. Le montant de la prime varie selon les compagnies d’assurance, mais il est calculé sur la même base comportant plusieurs critères : le modèle et la puissance de votre véhicule, votre âge, votre lieu de résidence et votre coefficient de bonus / malus.

Assurance au tiers + vol, incendie, bris de glace

Vous pouvez accéder à une formule intermédiaire en complétant votre assurance au tiers par des garanties supplémentaires. Les modalités du contrat, les garanties proposées et le tarif de la prime sont très variables en fonction des assureurs. Cette formule combinée vous permet non seulement d’être couvert(e) en cas d’implication responsable dans un sinistre, mais aussi d’être remboursé(e) en cas de vol, d’effraction, de bris de glace, de dégâts non accidentels (grêle, incendie…). En plus des critères de calcul de la prime d’assurance au tiers, la formule intermédiaire prend en compte votre profession et le fait que vous disposiez ou non d’un garage pour votre voiture. La bonne nouvelle, c’est que le coût des garanties complémentaires à votre assurance au tiers ne dépend pas du système de bonus / malus. Pour autant, n’y allez pas les yeux fermés et prêtez particulièrement attention aux franchises. Ne négligez pas non plus les exclusions prévues dans la proposition de contrat.

Assurance tous risques

Si votre voiture est un modèle coûteux, mieux vaut choisir le contrat tous risques. Il s’agit de la formule la plus complète. Elle comprend généralement l’assurance responsabilité civile, une garantie dommages, collision et vandalisme, les couvertures concernant les catastrophes naturelles et technologiques, ainsi qu’une garantie attentat et actes de terrorisme. En outre, elle vous couvre en cas d’accident quelle que soit votre part de responsabilité. Si la souscription à ce contrat est plus onéreuse que les autres, la formule tous risques vous permet d’avoir l’esprit tranquille quoi qu’il arrive. Lisez tout de même la proposition avec attention afin de vous assurer que la couverture offerte est conforme à vos besoins et qu’il n’est pas nécessaire d’y adjoindre une garantie supplémentaire.

Assurance au kilomètre

L’assurance au kilomètre n’est pas un contrat d’assurance au même titre que les autres et ne peut en aucun cas se substituer à l’assurance au tiers obligatoire. Il s’agit plutôt d’un aménagement de votre contrat, basé sur le nombre de kilomètres que vous effectuez. Vous pouvez très bien choisir n’importe quelle autre formule et la combiner avec le système d’assurance au kilomètre. A bannir pour les gros rouleurs, cette option peut en revanche s’avérer très intéressante si vous utilisez peu votre auto. Cela implique un forfait kilométrique que vous ne devez pas dépasser, sous peine de pénalités à payer à votre assureur. Un relevé de compteur s’effectue à la souscription du contrat, puis une fois par an. Si vous n’atteignez pas le kilométrage fixé, vous pouvez être remboursé(e) sur le nombre de kilomètres restants. Autre option possible : les reporter sur l’année qui suit.

Le système de bonus / malus

Le système de bonus / malus, aussi appelé coefficient de réduction / majoration, a été mis en place par les pouvoirs publics afin de responsabiliser les automobilistes. Le principe ? Vous partez du coefficient 1, qui baisse de 5 % chaque année à condition de ne pas avoir d’accident. Au bout de 13 ans sans implication responsable, vous bénéficiez d’un coefficient de 0,5, et votre prime d’assurance baisse proportionnellement. Vous ne pouvez pas descendre en dessous. C’est ce qu’on appelle le bonus. Le malus en revanche intervient lorsque vous êtes impliqué(e) dans un sinistre. Dans ce cas, votre coefficient est multiplié par 1,25 ou 1,125 en fonction de votre degré de responsabilité (totale ou partielle). Sachez que même avec plusieurs accidents à votre actif, votre coefficient ne peut pas grimper au-delà de 3,5.

Les astuces pour faire des économies sur l’assurance auto

Comparer les assureurs

Avoir recours à un ou plusieurs comparateurs peut vous donner une bonne idée des prestations les plus avantageuses pour vous. Cela est d’autant plus nécessaire que chaque assureur a sa propre base de calcul. Cela mène fatalement à de fortes variations de prix d’une compagnie à l’autre pour des garanties similaires.

Acheter de préférence une voiture ancienne

L’un des critères de calcul majeur de la prime d’assurance est bien évidemment la valeur de votre voiture. Or plus celle-ci est ancienne, moins la prime est élevée. Privilégiez donc les modèles de plus de 5 ans et affichant au moins 100 000 km au compteur.

Choisir un modèle de faible cylindrée

L’assureur tient compte du nombre de chevaux fiscaux de votre auto. Plus la motorisation de votre véhicule est modeste, plus le tarif de la prime descend.

Prendre à sa charge les sinistres mineurs

En vous acquittant des charges découlant de petits sinistres sans les déclarer, vous évitez le malus. Cela revient à payer moins maintenant, pour éviter d’avoir à payer plus par la suite.

Augmenter sa franchise à condition de ne pas avoir d’accident

La franchise est le montant restant à la charge du conducteur une fois que l’assurance a remboursé sa part. Si vous roulez prudemment et n’avez aucun accident à votre actif, il peut être intéressant financièrement d’augmenter le plafond de votre franchise. En effet, cela vous permet de réduire vos coûts mensuels d’assurance automobile.

Obtenir une réduction en achetant un antivol

Sachez que l’assureur peut réduire votre prime si vous achetez un antivol, facture à l’appui.

Négocier le montant de la prime

En raison des différences de prix sur le marché des assurances automobiles, il est tout à fait possible de négocier votre prime, notamment auprès des prestataires dont les tarifs ne sont pas fixes. Vous pouvez également renégocier un contrat d’assurance souscrit quelques années plus tôt s’il n’est plus en adéquation avec la valeur actuelle de votre voiture.

Opter pour la conduite accompagnée

Les assureurs partent du principe que les jeunes conducteurs sont plus impliqués dans les sinistres que les autres, ce qui est malheureusement vrai d’après les statistiques françaises. Aussi, les nouveaux titulaires du permis se voient imposer une surprime de 100 %. Fatalement, celle-ci fait augmenter le coût de leur assurance automobile. Or les jeunes conducteur ayant choisi le forfait conduite accompagnée à l’auto-école bénéficient d’une réduction de leur surprime de moitié (50 % au lieu de 100 %).

Choisir un modèle peu polluant

Certains assureurs offrent des réductions pour les véhicules rejetant moins de 120 g de CO2 par kilomètre. En outre, il est possible de négocier une remise sur votre cotisation avec votre compagnie d’assurance si vous utilisez régulièrement les transports en commun. Une prise en charge partielle de votre abonnement est même négociable ! Pourquoi se priver ?

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