Liquide de refroidissement : le choisir et le contrôler

Comme son nom l’indique, le liquide de refroidissement permet essentiellement de garder la température du moteur stable en évitant les surchauffes. Entretien-Auto vous explique tout sur ce liquide et son contrôle.

Le rôle du liquide de refroidissement

Le liquide de refroidissement est caractérisé par sa résistance aux fortes variations de températures. Il ne peut entrer en ébullition qu’au-delà de 100°C et gèle très difficilement. Il a ainsi pour première fonction de garder constante la température du moteur en prévenant tout risque de surchauffe ou de gel dans le compartiment. On l’appelle aussi “liquide caloporteur” car grâce à ses propriétés calorifiques, il transfère l’excédent de calories produites par le moteur vers le radiateur afin que ce dernier l’évacue. D’autre part, le liquide de refroidissement sert aussi à préserver le circuit de l’oxydation et des dépôts de calcaire grâce à ses inhibiteurs anticorrosifs. Il est donc indispensable au bon fonctionnement du moteur.

Choisir son liquide de refroidissement

Il existe différents types de liquides de refroidissement classés par catégories selon leurs caractéristiques. En France, la norme NF R15 601 les classe d’abord selon leur sensibilité aux températures.

  • Le liquide de refroidissement de Type 1 est dit “concentré”. Il gèle à partir de -15 °C et entre en ébullition dès 155 °C.
  • La température de congélation du Type 2 avoisine les -18 °C et sa température d’ébullition est de 108 °C.
  • Le type 3 présente la même température d’ébullition que le Type 1, mais sa température de congélation est de -35 °C.

Les liquides caloporteurs sont également classés selon leur technologie de refroidissement. A la base incolores, les fabricants y ajoutent des colorants afin de les différencier et de faciliter la détection d’une fuite.

  • Les liquides de type C : généralement bleus ou verts, ces liquides sont d’origine minérale. Ils peuvent être désignés par la mention “IAT” (Inorganic Additive Technology). Inadaptés aux moteurs modernes, ils sont en revanche toujours utilisés pour les anciens.
  • Les liquides de type D/G : souvent de couleur jaune, orange ou rouge, ils comprennent les liquides universels (les moins chers) et s’identifient par la mention “OAT” (Organic Additive Technology). D’origine organique, ils sont plus respectueux de l’environnement que les liquides minéraux.
  • Le liquide hybride : créée pour les besoins spécifiques de certains constructeurs, l’HOAT (Hybrid Organic Additive Technology) est un mélange de composants minéraux et organiques. C’est le plus performant des liquides de refroidissement avec une durée de vie de 5 ans. Il n’a pas vraiment de couleur dominante. Il peut en exister de couleur verte comme jaune, rose ou orange.

Par ailleurs, il existe des liquides de refroidissement organiques spécialement dédiés aux gammes des constructeurs (Renault, BMW, Mercedes, Volkswagen...). D’où l’intérêt de vérifier les préconisations de ces derniers dans le carnet d’entretien avant de choisir le vôtre.

Contrôler le liquide de refroidissement

Il est conseillé de contrôler le liquide de refroidissement une fois tous les trois mois, car le niveau ne doit pas descendre en dessous du minimum indiqué sur la jauge. S’il descend trop vite, cela peut être symptomatique d’une fuite. Celle-ci peut être due à une durite desserrée ou cassée, à un radiateur percé, à un joint d’étanchéité mal fixé ou fissuré, mais aussi à un joint de culasse défectueux.

Bien évidemment, il est impératif de vérifier le niveau une fois le moteur froid, afin d’éviter tout risque de brûlure. Dans tous les cas, il est indispensable de se montrer prudent(e) en manipulant le liquide car il attaque la peau et les muqueuses.

D’autre part, le liquide de refroidissement doit être changé tous les 2 à 3 ans en moyenne pour un liquide d’origine organique. En effet, si ses qualités antigel et caloporteuses varient peu, il perd en revanche ses agents anticorrosifs et se charge en dépôts divers. La vidange doit être intégrale : il ne faut pas mélanger deux liquides différents. Aussi, mieux vaut vider complètement le bocal d’expansion avant de le remplir avec du liquide neuf.

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